5 bonnes raisons de ne pas conduire bourré…

« Pour bien conduire bourré, il suffit de viser entre les immeubles », Beigbeder.

A qui n’a-t-on pas infligé ce douloureux titre de « capitaine de soirée » (allez savoir où ils nous ont pondu une appellation pareille), à part peut être ce brave Jacques-Edouard qui, à l’âge de 27 ans, n’est l’illustre détenteur que d’un ASSR périmé.

Ainsi donc, après de longues-très-longues hésitations, tu as décidé qu’entre une sécheresse exorbitante et une conduite décadente, tu opterais pour… la réponse B.

Alors sans vouloir te rappeler les heures sombres des entrainements au code de la route, tes potes, plus nets que jamais, te proposent quand même de faire le point sur les risques et les sanctions encourues.

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Quels sont les seuils de tolérance?

 En tant que jeune conducteur (selon le Code de la route français), tu n’as plus le droit de conduire lorsque ton taux d’alcool dans le sang est égal ou supérieur à 0,2 gramme par litre de sang ou (0,5 gramme pour les pilotes confirmés).

Pour illustrer ces chiffres barbares, il faut savoir que tous les verres d’alcool représentent à peu près la même quantité d’alcool : un demi de bière, un verre de vin ou un verre de hard dilué font monter le taux d’alcool à 0,2 voir 0,25 gramme en moyenne.

Sans oublier qu’inévitablement, la tolérance varie chez chacun d’entre nous : Barbara-la-biatch et ses 48 kilos sera, à titre d’exemple, moins résistante que Brandon-le-terrible et ses huit mètres cubes de muscles protéinés.

Malheureusement l’alcoolémie baisse lentement : environ entre 0,1 et 0,15 gramme par litre de sang en une heure. Pour mettre fin aux légendes urbaines, boire une cuillère d’huile ou manger un œuf cru tout en se frappant le front d’une passoire en étain n’accélère pas le processus.

Ainsi donc, tu as décidé de boire ce soir. On t’a listé 5 bonnes raisons de ne pas conduire bourré :

  • 1: L’inévitable vomito

Vomir devant sa target en sortant de la voiture après avoir conduit ses potes à destination en est déjà une (rassurant pour les passagers…). Plutôt glam, on te l’accorde. Les risques du métier, que veux tu.

  • 2: Le risque d’accidents

Ensuite et plus sérieusement, il y a le risque d’accident. Et c’est plutôt vénère : 1 000 personnes environs y laissent leur peau chaque année, soit environ 1/3 des accidents de la route mortels. Tu multiplies ton risque de causer un tel accident par 8,5 en ayant bu.

Trop mortelle la soirée (èm-dé-èr).

  • 3: Les flics

Les flics peuvent te faire souffler, comme tu le sais déjà. Leurs dépistages par éthylotest peuvent même être parfaitement aléatoires, donc pas d’infractions nécessaires.

Et les sanctions varient en fonction du taux d’alcool dans le sang… Attention, on se concentre :

Conduire avec un taux d’alcool dans le sang compris entre 0,2 (ou 0,5 si tu n’es plus un jeune padawan) et 0,8 gramme constitue une contravention (R234-1 du Code de la route). Dans ce cas, tu risques un retrait de 6 points, et une amende de 135€ pour bien creuser ton découvert, et éventuellement une suspension du permis pour une durée max de 3 ans.

  • 4: Le tribunal !

Conduire avec un taux supérieur ou égal à 0,8 gramme par litre de sang est un délit (L234-1 du Code de la route). Les sanctions, plus lourdes, sont infligées par les forces de l’ordre puis par le juge.

Donc dans un premier temps le flic te retire 6 points et ta rolls d’étudiant est immobilisée (étant donné que tu es surement en compagnie d’une belle bande de soulards, encore moins capables que toi de prendre le volant).

Le permis peut être suspendu administrativement, c’est à dire avant le jugement, pour une période d’un an max. Aucun aménagement ne sera possible (pas de bol si tu étais livreur de sushi).

Dans un second temps, le juge peut prononcer des sanctions de différentes natures: amende (4 500€ max), stage de sensibilisation à la sécurité routière, suspension de permis (pouvant aller jusqu’à 3 ans), peine de prison (jusqu’à 2 ans), interdiction de conduire un véhicule, même sans permis (pour 5 ans max)… La récidive entraine des sanctions encore plus lourdes.

  • 5: Euh…

Oups, ça nous échappe. Petit black-out. Ça nous apprendra à écrire nos articles un samedi soir…

Donc la morale de cette histoire, UBER est ton ami. Parce que soyons réalistes, SAM le petit bonhomme de la prévention selon lequel sans alcool la fête est plus folle, tout comme le père noël, n’existe pas. Sorry.

Lawyered !

Héloise Berge

Sources:

https://www.legifrance.gouv.fr

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2881

http://www.securite-routiere.gouv.fr/medias/les-chiffres-de-la-route/les-chiffres-de-l-alcool

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. Capucine MARJOLET dit :

    Super ! C’est très drôle et passionnant !

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